Brest 2016 vs Avenir 2016

Quand la mairie offre l’Avenir aux promoteurs immobiliers

Il y a quelques mois, il a été annoncé lors d’une réunion publique la construction d’un immeuble de 31 logements tournant dos à la place Guérin, en lieu et place de l’ancienne salle de quartier "Avenir". Le projet est loin de faire l’unanimité dans le quartier : des collectifs se créent et la lutte commence à s’organiser. L’occasion ici de revenir sur l’histoire de l’Avenir, une salle au coeur d’un quartier populaire.

Un siècle d’histoire

L’histoire de l’« Avenir » remonte quasiment à l’origine de la construction de la place Guérin ; c’est en 1898 qu’est créé le patronage Saint Martin, à son origine il organisait des promenades surveillées pour les enfants, une dizaine d’années plus tard il crée sa section sportive de gymnastique « l’Avenir de Brest » et en 1915 se créent successivement une troupe de théâtre, un cercle d’étude et une équipe de foot.

Dans les années 20 s’ajoute à ces activités une section de préparation militaire et le patronage ouvre une colonie de vacances à Trézien. La Seconde Guerre mondiale fait beaucoup de mal au développement de l’Avenir : en plus des sociétaires disparus ou prisonniers et des restrictions imposées par la guerre, un nombre important de ses membres s’est engagé dans la résistance aux côtés du groupe Elie. L’histoire de ce groupe se terminera tragiquement le 10 décembre 1941 par la déportation d’une vingtaine de ses membres et la condamnation à mort de onze d’entre eux, emportant ainsi de nombreux membres du patronage.

Dans les années 40, après la formation des martinettis, un groupe de gymnastes ayant marqué l’histoire du patronage, les années 50 et 60 voient l’apogée des gymnastes de l’Avenir qui remportent les championnats départementaux 11 fois de suite. En 1961 une nouvelle salle de gym est aménagée dans le patronage des filles, rue Danton. Filles et garçons évoluent dorénavant en mixité dans une seule et même salle. Un an plus tard, un foyer d’adolescents est ouvert dans les locaux de l’Avenir.

A la fin des années 60 on assiste à une baisse de fréquentation du lieu : en 1964 la colonie de vacance de Trézien disparaît, puis le cinéma se vide peu à peu. Alors que la salle de gym rue Danton est mise en vente par l’Évêché, la section masculine disparaît et les filles doivent s’entraîner dans le hall de l’Avenir. Mais dès le début des années 70 l’Avenir obtient la possibilité d’utiliser l’office des sports pour l’entraînement des gymnastes, la fréquentation du club augmente.

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